Entretien des freins sur les véhicules électriques : questions et réponses

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ATE freins pour les véhicules électriques

1. Quels travaux d’entretien sont (encore) nécessaires sur les systèmes de freinage des voitures électriques (hybrides et à batterie) ?

Sur une voiture tout électrique, l’usure des freins est dans l’ensemble plus faible que sur une voiture thermique. Et ce en raison du freinage récupératif. Néanmoins : une part de la durée de vie ainsi prolongée est annulée par la masse du véhicule. La raison en est la batterie et le poids plus élevé qui en résulte. Cet effet est renforcé sur les véhicules hybrides qui doivent venir à bout de deux entraînements en même temps.

Pour le travail en atelier, cela signifie que sur les voitures électriques aussi, des travaux de maintenance doivent être effectués sur les freins. Il est par exemple nécessaire, comme par le passé, de remplacer le liquide de frein. En outre, la nature des dommages ayant changé, d’autres travaux sont à effectuer. Le remplacement de disques de frein oxydés en est un exemple. Ils sont en effet beaucoup moins sollicités en raison du freinage récupératif, et l’élimination des poussières dues à l’abrasion sur les freins à tambour. Ces derniers font un retour en force sur les voitures électriques. Il n’est toutefois pas encore possible de prévoir exactement les intervalles de maintenance et de réparation. La technologie évolue à un rythme rapide et constant.

2. Qu’en est-il du changement de plaquettes ?

Le remplacement des plaquettes est toujours nécessaire sur les freins à disque. Pour d’autres raisons toutefois que par le passé, en l’occurrence la corrosion accrue et non l’usure. Une fine couche de rouille se forme car les freins sont beaucoup moins utilisés sur les véhicules électriques grâce à la récupération. Pour cette raison, un nombre croissant de constructeurs installent des freins à tambour. Ceux-ci sont moins sensibles à la rouille grâce à leur système encapsulé. Les intervalles de maintenance sont donc nettement plus longs. Le mécanisme et les surfaces de freinage sont en effet bien protégés à l’intérieur contre les influences corrosives comme la pluie et le sel.

3. Y a-t-il une spécificité pour le changement du liquide de frein ?

Oui – les ateliers doivent tenir compte de certaines particularités pour le changement du liquide de frein sur les véhicules électriques. Il faut tout d’abord se procurer un liquide de frein qui convienne aux véhicules électriques. C’est un liquide de plus faible viscosité avec un point d’ébullition humide élevé. Parmi les liquides de frein adaptés, on trouve par exemple le Continental ATE Super DOT 5.1.

4. En quoi les garnitures de friction pour voitures électriques sont-elles différentes des plaquettes usuelles ?

Actuellement, pour empêcher la corrosion, différents revêtements sont développés et testés pour les disques de frein avec les matériaux de friction correspondants, notamment des revêtements en métal dur. On utilise aujourd’hui fréquemment des plaquettes « low steel » pour les garnitures de friction. Pour résoudre le problème de la corrosion, les freins à tambour sont également indiqués (voir ci-dessous la réponse 5.b). Ils sont déjà testés sur les essieux avant.

5. À propos des freins à tambour :

a. Pourquoi utilise-t-on à nouveau des freins à tambour sur l’essieu arrière de certaines voitures électriques ?

Sur les voitures électriques, une grande partie des processus de freinage est utilisée pour la récupération. Le frein est moins sollicité. Les freins à disque, notamment dans des conditions hivernales, sont donc nettement plus exposés à la corrosion. Il sont ainsi plus vulnérables à la formation de rouille. Cela vaut surtout pour l’essieu arrière, sur lequel le freinage agit moins souvent. Par leur système encapsulé, les freins à tambour sont moins sensibles à l’humidité, au froid, au sel d’épandage, et par conséquent à la rouille.

Fig. 1 : Frein à tambour ATE EPB-SI
Frein à tambour ATE EPB-SI – Les freins à tambour ont un avantage par rapport aux freins à disque : ils sont moins sujets à la corrosion. Un atout majeur compte tenu de la moindre sollicitation des freins sur les voitures électriques.
b. Sont-ils différents des systèmes de freins à tambour pour voiture thermique utilisés jusqu’ici ?

Le mode de fonctionnement de base du frein à tambour demeure le même. Ce qui change, ce sont des détails spécifiques. Les freins à tambour montés dans les voitures électriques ont un kilométrage plus élevé, de meilleures propriétés de protection contre la corrosion et un encapsulage qui retient la poussière dans le frein. Cette poussière peut être éliminée lors d’une visite en atelier. Le mot clé : la réduction des particules.

Continental a réalisé tout récemment un nouveau développement dans ce domaine : le frein de stationnement EPB SI (Electronic Parking Brake – Simplex). La nouveauté sur ce frein à tambour hydraulique est sa fonction de frein de stationnement électromécanique. L’EPB-SI est fondé sur le principe Simplex (EPB-Si). Il est particulièrement robuste et demande peu d’entretien. Cela correspond aux exigences de vie utile accrue sur les véhicules électriques. Par ailleurs, le frein de stationnement électrique offre aux constructeurs automobiles une plus grande marge de manœuvre et davantage d’options pour l’aménagement de l’habitacle et l’installation de systèmes d’assistance au conducteur. Le système de frein à tambour est en outre graduable. Il convient ainsi tant aux très petites voitures qu’aux plus grands véhicules jusqu’à un poids de 3,5 tonnes, parfois même plus.

Vous trouverez davantage d’informations détaillées sur le thème du frein à tambour, y compris sur les futures étapes de développement, dans le dossier : https://www.continental.com/en/press/studies-publications/technology-dossiers/drum-brake/.